Hey !

article refait le 2 septembre 2008 :


Tout d'abord, eh bien, bienvenue sur mon blog [où j'écris des fictions, sisi xD] ! ^^
Donc voila, n'hésitez pas à me laisser des commentaires, ça fait toujours plaisir (en plus, en général, je les rends), pour me donner votre avis !

Ci-dessous, sommaire de mes (ma^^) fic:
[ maintenant, il n'est plus séparé de l'article de bienvenue, j'ai cru comprendre que c'était moyen sinon xD ]


-> Sommaire <-


Fic1: Le Dernier Deal

pseudo-polar.

* Chapitre 1_____ * Chapitre 2_____ * Chapitre 3
* Chapitre 4_____ * Chapitre 5_____ * Chapitre 6
* Chapitre 7_____ * Chapitre 8_____ * Chapitre 9
* Chapitre 10

[ / Terminée ! ]


Fic2:

Petit changement de programme quant à ce sujet.
J'avais en effet déjà prévu quelque chose, mais finalement, j'ai changé d'avis.
Donc je ne sais pas quoi écrire ^^

Si vous avez des idées ...






# Posté le dimanche 11 novembre 2007 11:56

Modifié le mardi 02 septembre 2008 03:52

Le Dernier Deal

 Le Dernier Deal


Chapitre 1


________Depuis l'immense baie vitrée de son bureau, Jack Malldone avait une vue imprenable sur Manhattan. Il pouvait admirer le soleil se coucher doucement, se cachant derrières les immenses buildings, il tombait doucement dans l'Hudson, irisant le ciel d'un camaïeu de pourpre où brillaient des paillettes dorées. Il se seconcentra sur le rapport qui était sur son bureau. Il était terminé, il ne restait plus qu'à le signer. Puis il le rangea dans son dossier et, tournant sur sa chaise, il le plaça dans le classeur des affaires classées. Cela faisait à peine 6 ans qu'il était entré au NYPD mais ses états de service exceptionnel lui avait permis de grimper rapidement les échelons, et 1 an plus tôt, il s'était vu remettre la direction du District de Manhattan. Depuis son entrée en fonction, le crime avait fortement chuté sur la Presqu'île, qui devenait petit à petit un nouvel Eden.
Il croisa les pieds nonchalamment sur son bureau et commença à rêver.

________Ou plutôt, il cessa de rêver. Car Jack Malldone s'il était bien en train de somnoler dans son bureau du NYPD, celui-ci n'était pas un magnifique bureau d'angle avec vue sur Manhattan, mais plutôt un petit trou à rats, avec une minuscule fenêtre, barrée par un store en piteux état, et éclairée par la lumière blafarde d'une ampoule mourante où venaient s'échouer les mouches suicidaires. De plus, son commissariat n'était même pas dans Manhattan mais dans le Bronx, et ce n'était même pas lui qui en était le « Boss ». Ses états de service ne le lui permettaient pas... Enfin, la petite pièce n'était même pas un bureau pour lui tout-seul, non, il devait le partager avec son coéquipier Léo McKaine.
________Remarque, ce n'est pas lui qui le gênerait ce soir, il n'était pas là... Malldone poussa un énorme soupir. En temps normal, on aurait dit un Soupir A Faire Trembler Les Murs, mais les murs en avaient vu d'autres, et ils ne tremblèrent pas. Il posa les yeux sur son rapport. Vierge. Il ne savait pas quoi écrire.
________Ce n'était pas comparable au Complexe de la Page Blanche dont souffrent parfois les écrivains. Non. L'attente d'un best-seller d'ailleurs, n'est pas une si mauvaise chose. Elle fait parcourir dans le dos des futurs lecteurs un frisson d'énervement, d'un patience et d'excitation. Positive. En revanche, l'attente du Chef, Bob Donnets, ne le serait pas. Et Jack n'avait pas besoin, mais alors pas du tout besoin que son patron soit parcouru d'un frisson d'énervement, ni d'impatience et encore moins d'excitation...
Mais qu'est-ce-qu'il pouvait écrire? Maudit rapport... Aller, il suffisait de faire le compte-rendu de l'affaire Pavarotti.

________Bon. Pavarotti était le nouveau caïd, le nouveau chef de la pègre du Bronx. Il éait relativement nouveau, mais son trafique de drogue lui avait rapidement permis de faire fortune et de devenir le nouveau Parrain local. Il dealait. Bon. Ca ce n'était pas nouveau, les dealers. Mais avec lui, il avait amené un nouveau vent de criminalité, ce dont on avait pas vraiment besoin dans le Bronx. Les drogués qui n'avaient pas les moyens de payer leurs doses faisaient maintenant de petits braquages, des vols à mains armés, s'attaquaient entre eux... Les voyous avaient toujours existé dans le Bronx mais là, cela devenait insoutenable. L'autre jour, un indic' leur avait donné des informations sur la planque de Pavarotti. Et malgré toute la discrétion dont il s'était entouré, l'informateur était mort. Cela ne pouvait plus, mais alors PLUS durer. D'autant que si ça continuait, les fed' viendraient bientôt fourrer leur nez partout. On avait instauré donc des rondes autour de la planque, mais on avait jamais vu personne. Pourtant, l'indication devait être bonne, sinon Huggy ne serait pas en train de se reposer six pieds sous terre...

________Et puis aujourd'hui, alors que McKaine et Malldone patrouillaient, les rondes avaient enfin porté leurs fruits. Dans une petite ruelle, glauque, digne d'un mauvais polar, un homme de main de Pavarotti était en train de refourguer à sa came à un jeune paumé. Les deux policiers avaient bondi hors de la voiture de service.

-Les mains en l'air! Plus un geste!

________Le jeune type était mort de peur. Il avait avait tomber sa marchandise, récemment acquise et avaient levé ses mains tremblantes. Mais le dealer n'avait pas obéi. Pire, il avait porté la main droite à l'intérieur de sa veste comme pour y chercher quelque chose... Une arme?

-J'ai dit les mains en l'air, cria Léo.
-Retournez-vous! Lâchez ce que vous tenez, les mains en l'air!

________Il tenait quelque chose, mais on ne pouvait voir quoi. Les deux policiers s'approchèrent. Malldone tendait son revolver. Ils s'approchaient. Doucement... Et soudain, un coup de feu claqua.

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 13:35

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 14:14

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Chapitre 2

_____McKaine, qui courrait, s'effondra dans un hurlement. Malldone était à terre lui aussi. Dans la
confusion qui s'en suivit, le drogué prit la fuite, et le dealer donna trois bons coups de pieds dans les cotes de Malldone avant de s'enfuir à son tour.
_____Malldone essaya de se relever. Il ne pouvait pas. Il constata alors que sa Santiag droite était coincée dans une plaque d'égout défoncée. Il tira dessus, s'escrima, et enfin réussi à la retirer de la canalisation. Il constata avec effroi que le cuir de sa chaussure était râpé et complètement mou, cassé. La pointe de sa botte était tordue. Sa paire de chaussures qui lui avait coûté les yeux de la tête était bonne à jeter à la poubelle!

_____Lorsque les premiers témoins arrivèrent, après avoir attendu le temps nécessaire pour être sur de ne pas se prendre une balle perdue, il n'y avait plus que les deux policiers dans la ruelle. On appela une ambulance pour Léo. Il n'y avait plus rien à faire d'autre que d'attendre désormais.


*

_____Ce soir, ce ne serait donc pas son coéquipier qui le gênerait. Malldone poussa à nouveau un Soupir A Faire Trembler Les Murs. Les murs ne tremblèrent pas davantage que la première fois. Mais une mouche tomba, mollement, de l'ampoule sur la feuille de rapport encore vierge. Malldone souffla sur le petit cadavre de drosophile, qui tomba sur la moquette élimée de son bureau.
_____Maudit rapport! Mais que pouvait-t-il donc écrire? Comment expliquer que McKaine se soit pris une balle dans la cuisse gauche? Et comment expliquer que lui s'était pris les pieds dans une vieille plaque d'égout, s'était étalé de tout son long et que dans sa chute, il avait involontairement tiré sur son collègue, parce qu'il avait retiré trop tôt le cran de sécurité de son arme?

_____Malldone aurait soupiré une nouvelle fois si son patron, Bob Donnets, n'avait pas soudain apparu dans son bureau, accompagné du craquement horrible, si spécifique à une porte qui vient de rentrer dans un mur.

- Malldooooooooooone!
- Euh, désolé Patron, j'ai pas encore fini mon rapport...
- Tant pis, ça attendra! On a un problème, Malldone, un gros problème...
- Et lequel Patron?
- Si vous me laissiez terminer Malldone, vous le sauriez!
- Hem. Bien sur.
- Donc je disais que nous avons un gros problème. On vient de retrouver un macchabée sur la Cinquième!
- Mais... C'est pas dans notre district la Cinquième! C'est pour les gars de Manhattan!
- C'est bien le problème...

_____Et avant que Malldone ait pu ajouter quoi que ce soit, Donnets était déjà reparti, et la porte avait retrouvé sa place dans l'encadrement, non sans produire un nouveau craquement sinistre.

_____La porte se rouvrit à la volée:

- Au fait Malldone, je vous attends dans le parking! Bougez-vous non d'un chien! On devrait déjà être partis!

_____La porte claqua encore une fois. Malldone prit son arme de service, rangée dans son tiroir et couru à la poursuite de son supérieur. La porte se referma dans un grand bruit; c'était la cinquième fois en moins de deux minutes.

# Posté le lundi 26 novembre 2007 15:01

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 14:14

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Chapitre 3

____ La voiture avalait le goudron. Déjà, les gouttes de lumière qui tombaient des réverbères éclairaient le poumon vert de la ville, Central Park. Ils dévalaient l'avenue, fonçant en direction du Rockfeller Center. Jack se rappelait les Noël de son enfance, sa mère, qui l'emmenait voir les illuminations, les parades, les vitrines des magasins, remplies d'automates, d'ours en peluche, de jolies poupées sur la Cinquième Avenue.

-Malldoooone! Qu'est-ce que vous fichez? Vous attendez le dégel?

____Le chef le tirait, brutalement, de son retour dans une enfance, factice, certes, mais tellement plus agréable à la mémoire que sa vraie enfance, où sa mère rentrait tard, même le soir de Noël, n'avait pas le temps de cuisiner, ni de l'emmener voir la Parade, et encore moins de lui acheter de jolis jouets. De toute manière, quand bien même elle aurait eu le temps, elle n'aurait pas eu l'argent.
____Malldone soupira et sortit du véhicule. Il se dirigea vers la zone délimitée par la bande jaune fluorescente, qui protégeai la scène de crime. Déjà, malgré l'heure tardive, des passants s'agglutinaient contre la bande, tels des rapaces qui tournent autour du cadavre de son repas, sauf qu'ils venaient pour voir un crime, en vrai, jaser, et non pour récupérer les morceaux. Enfin quoi que avec certains psychopathes... Malldone soupira à nouveau. D'ailleurs, pourquoi les avaient-on appelé sur cette scène de crime, qui ne dépendait absolument pas de leur juridiction?
____Après un nouveau soupir (Malldone tentait-il de battre un record?), le policier passa sous la bande jaune et rejoignit Donnets, déjà occupé à crier sur l'aide du médecin légiste, le docteur Ross, ainsi que sur les autres policiers qui commençaient à prendre les photos, les mesures et ramasser les indices qu'ils trouvaient.

-Ah, bah c'est pas trop tôt, Malldone! Bon, surveillez moi tout ça, faut que j'aille dire bonsoir à mon ami le commissaire Grisou !

____Malldone frémit à cette perspective: ça allait encore barder, les deux policiers ne s'entendaient pas. Et encore, c'était un euphémisme. En voyant le corps, il poussa un petit cri.

-Qu'est ce qu'il y a, encore, Malldone?
-Ben, ce type, c'était le dealer qu'on a voulu arrêter cet après-midi, Leo et moi...

____Donnets soupira, d'un air résigné, comme s'il portait le monde sur ses épaules, et partit rejoindre son commissaire préféré. Malldone, quant à lui, se dirigea vers le légiste, qui examinait le corps.

-Alors Doc? Heure de la mort?
-Je ne peux encore rien avancer de précis pour l'instant, mais je dirai entre 19 et 22h. Mais vu que cette rue est passagère, je ne pense pas trop me tromper en avançant que le corps a du être trouvé rapidement, donc, sûrement vers 19h30.
-Ok. Une idée de la façon dont il est mort?
-Oh, ces marques ici, semblent avoir été portées par...
Un objet contondant?
-Non, je dirai plutôt un couteau! L'entaille est profonde, au niveau du c½ur. Il a du se vider rapidement, en quelques minutes, de son sang...
-OK, merci Doc'! Bon vous là, ramassez tous se que vous trouvez, emballez-le correctement, prenez un maximum de photos, pour qu'on puisse reconstituer la scène du crime avec la position exacte de chaque objet!
-Eh! C'est ce qu'on faisait déjà, répliqua l'un des enquêteurs.

____Il y eut quelque ricanements, Malldone haussa les épaules et partit rejoindre son chef, en grande discussion avec le commissaire .

-Bonsoir Commissaire! Belle soirée, non, fit Malldone.

____Grisou gratifia d'un regard noir, puis l'ignora.

-Et pourquoi vous nous avez appelé ici ? Vous ne pouvez pas gérer une scène de crime tout seul, avec votre équipe, comme un grand?
-Cessez vos plaisanteries de mauvais goût, Donnets! Vous savez aussi bien que moi que ce meurtre a été commis par l'un des petits bouseux de votre sale gang!
-Comment vous pouvez savoir qu'il fait partie du gang de Pavarotti?
-Poignardé quelqu'un comme ça! Ce sont leur méthode! De plus, il n'est pas difficile d'identifier la victime comme étant le jeune DiCionario, qui en faisait partie!
-Peut-être, mais sur votre juridiction. C'est votre problème.
-Oui, ça a été commis sur ma juridiction, mais à cause de votre incompétence! Si vous aviez démantelé ce gang, on en serait pas là! Je ne veux pas que Manhattan deviennent le lieu des règlements de compte de vos sales voyous du Bronx!
-Et alors? Vous comptez faire quoi? Dire au Père Noël que je n'ai pas été sage?

____Malldone pouffa.

-Vous, ça va, dirent les deux hommes d'une même voix, unis dans l'adversité.

____Les deux policiers se regardèrent de façon étrange, on aurait dit qu'ils hésitaient chacun à sauter sur l'autre, parce que celui-ci lui avait volé ses mots. Ils plissèrent les yeux, puis revinrent à leur précédent sujet de discorde.

-Non, non, je vais bien avertir quelqu'un, mais pas le Père Noël... Je demanderai aux fed's de reprendre l'enquête! Peut-être qu'ils sauront arrêter le gang, eux!
-Ils ne viendront pas! Ce n'est pas un crime fédéral!
-Oh, je parie que ce brave DiCionario devait avoir un casier dans au moins une demie-douzaine d'états... En tout cas Donnets, je vous donne huit jours pour faire quelque chose. Si passé ce délais, ou si un autre meurtre se reproduit ici, à Manhattan, j'appelle le FBI.
-Serait-ce des menaces?
-Peut-être... Mais vous êtes prévenus.

____Nouvel échange de Regards Revolvers. Puis chacun tourna sur ses talons, et partit de son côté, tels deux cow-boys venant de se poser un ultimatum dans les vieux westerns. A ce moment-là, un des policiers qui s'était traîné par terre pour ramasser un mégot, un chewing-gum et deux trois autres détritus de ce genre, vint à la rencontre de Donnets.

-C'est bon, Chef, on a tout. Le corps a été emmené et tous les indices ont été soigneusement prélevés et étiquetés.
-Bon, on remballe tout et on rentre... Magnez-vous Malldone, vous avez entendu, c'est notre dernière chance... Et le compte-à-rebours est lancé...

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 15:55

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 14:14

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Chapitre 4

____Malldone émit une sorte de grognement sourd. Parfois, même souvent, il aurait aimé être un héros de film. S'il avait été un personnage du grand, ou à défaut, du petit écran, il aurait été un formidable agent. A ce moment, une voix grave d'homme aurait dit:
« Mardi 5 Novembre, le 2ème jour, 8:52 am »
Ensuite, on aurait vu des bureaux où de nombreux policiers s'affairaient, courant de part et d'autre avec un rapport à la main, ou bien des compte-rendus, des dossiers, des preuves...

____Le bureau de Malldone était vitré sur un coté: la porte était encadrée de deux baies en verre sans teint, de telles sorte, que de l'intérieur de la pièce, on pouvait voir l'ascenseur(hors-service depuis plus de deux semaines), la machine à café, quelques bureaux et l' open-space. Ainsi, Jack Malldone constatait que le mardi matin, à huit hures cinquante deux, les bureaux du Commissariat du Bronx était aussi vivants et animés qu'un poisson mort. Et pour cause, chacun tentait de trouver comment résoudre en huit jours (ou maintenant, sept jours, dix heures et treize minutes) ce que personne n'avait pu faire en huit mois.

____En réponse au grognement de Malldone, McKaine gémit. Il était revenu travailler, les médecins ne s'étaient pas opposés à sa sortie, une balle dans le postérieur gauche ne nécessitant pas la mise en observation après qu'elle eut été extraite. Cependant, il semblait que cela fût tout de même douloureux pour Leo, qui, avec la précision d'une horloge suisse, émettait une sorte de couinement toutes les dix minutes. Comme pour répondre, Malldone soupira, pour la cinquième fois depuis son arrivée au commissariat.
____Ce fut à ce moment-là que Donnets, entra, en jetant la porte contre le le mur vitré, mettant fin à ces conversation constructive.

-Malldoooone! Est-ce que vous êtes allé chercher le rapport d'autopsie?
-Pas encore, mais...
-Mais vous avez intérêt à vous dépêcher! Et vous, McKaine, si vous êtes revenu, c'est pour travailler, pas pour gémir! Alors, trouvez moi qui a déclaré le meurtre, et ramenez es témoins!

____Sur cet entre-fait, il repartit en claquant la porte. Les deux policiers soupirèrent en même temps. Tandis que Leo saisissait son téléphone, Jack prit son courage à deux mains et sortit du bureau. Il croisa dans le couloir la ravissante stagiaire, Ketty Crush. Elle était assez grande, svelte, et sa cascade de cheveux blonds se balançait dans son dos, comme un métronome rythmant ses pas. Malldone ne pouvait pas détourner le regard, il était comme hypnotisé par le mouvement régulier de cette si charmante chute de rein. Aussi, il ne vit pas son chef revenir de la machine à café, munitions en main, et l'impensable se produisit.
____Comme dans lors du ralenti des films catastrophes, Jack tourna la tête, trop tard, et vit, alors qu'il ne pouvait plus faire marche arrière, arriver Donnets, et ses gobelets, un dans chaque main. Ses yeux ne pouvaient se détacher de l'inexorable point de rencontre. Soudain, le film reprit de la vitesse, et les deux policiers se heurtèrent de plein fouet. Le café se répandit sur la chemise propre et la cravate neuve de son patron, ainsi que sur les chaussures de Malldone.

-Espèce d'imbécile! Vous pouvez pas regarder où vous allez?

____Donnets partit en hurlant des choses, heureusement incompréhensibles pour ses auditeurs, un témoin partit chercher du papier absorbant et Malldone quitta les lieux du crime. Il était de mauvaise humeur. Tacher la chemise hebdomadaire de son patron un mardi matin n'était pas une bonne chose, et tacher la cravate avec n'arrangeait rien. Surtout quand le chef était déjà sur les nerfs.
Mais pourquoi fallait-il donc que cela lui arrive à lui? En même temps, ce n'était pas vraiement sa faute. Après tout, si Ketty n'avait pas été là, il ne l'aurait pas regardée et aurait vu son patron. Et ses cafés. Malldone soupira. Non, il ne fallait pas accuser mademoiselle Crush. Et puis, c'était bien fait pour Donnets. Après tout, pourquoi prendre de la caféine alors qu'il était à peine neuf heures du matin, et que le Patron était déjà très surexcité?
Oui, vraiment, c'était bien fait pensa Malldone en regardant la pointe de ses chaussures, qui avaient elles aussi été aspergées du divin breuvage. C'était la deuxième paire de chaussures qu'il bouzillait en deux jours, tout de même, il ne fallait pas abuser.
____Tout en se livrant à ces sages réflexions, Malldone prit le chemin de la salle d'autopsie.

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 16:50

Modifié le samedi 07 juin 2008 11:58